- Contribuer à mieux faire connaître le Grand Nord,
- Offrir une clé de compréhension des problèmes environnementaux qui affectent l’Arctique et plus largement notre planète.
L’Arctique fascine. La banquise, les icebergs, les ours blancs, tous ces mots font rêver et cultivent une représentation immaculée et épargnée du Grand Nord. En réalité, cette région vierge est un condensé des problèmes d’environnement qui affectent la Terre entière. Les chercheurs le considèrent comme le premier indicateur des modifications futures du climat.
Le but dans un premier temps est de présenter de manière accessible l’Arctique, son histoire, sa faune, ses paysages. Il y a un lien très fort entre notre quotidien et ce paradis du bout du monde. Néanmoins, il reste mal connu et semble réservé à des scientifiques ou des aventuriers.
Le but dans un second temps est de sensibiliser aux enjeux passionnants que soulève l’actualité de l’Arctique. S’intéresser à l’Arctique, c’est également comprendre ses enjeux actuels et à venir. Avec le réchauffement climatique, la banquise fond, les glaciers reculent et l’Arctique se trouve confronté à une nouvelle donne : pollution, découverte d’hydrocarbures, ouverture de nouvelles voies maritimes…
Pendant longtemps, le Pôle Nord était pour moi un rêve d’enfant alimenté de magazines animaliers et de récits d’aventure. Avec le temps, cet univers quasi inaccessible s’est rapproché, j’ai rencontré Christian Kempf, j’ai lu et entendu beaucoup de nouvelles histoires sur le Grand Nord.
Quand pour la première fois j’ai atterri à Longyearbyen, à 900 km du Pôle Nord, j’ai ressenti le besoin de rêver encore plus, de pousser l’imagination encore plus loin. Je voyais des dessins prendre forme sur la banquise, des personnages burlesques émaner des icebergs. Cet univers de glaces à l’horizon arrondi était devenu la toile blanche de mes fantasmes.
C’est cette magie sur le fil de la réalité que j’ai voulu recréer en mêlant l’animation à l’image vidéo. Pour que le spectateur se rapproche de l’Arctique par l’information scientifique d’une part, et par sa sensibilité imaginative d’autre part.
Dorothée Adam